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Les défis de l’accés à l’eau en Méditerranée

indexCette nouvelle publication de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED) aborde la question stratégique du financement de l’accès à l’eau et à l’assainissement en Méditerranée. Rédigée par Caroline Orjebin-Yousfaoui, chef de projet à l’IPEMED, cette étude pose notamment la question de l’avenir des financements innovants. Solution ou illusion ?

L’eau est un bien rare et inégalement réparti dans la région méditerranéenne.Les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM) sont caractérisés par une situation de stress hydrique structurelle. L’Afrique du Nord ne recèle que 0,1% des ressources mondiales d’eau naturelle renouvelable et le Moyen-Orient 1,1% pour une population globale de 280 millions d’habitants, soit environ 4 % de la population mondiale. Cette pression devrait s’accentuer dans les années à venir : l’indice régional de changement climatique de la région méditerranéenne est avec celui du Nord-Est de l’Europe le plus élevé au monde selon le Groupement International des Experts sur le Changement climatique. Des hausses de température de 2 à 4°C ainsi qu’une baisse de la pluviométrie de 4 à 30% est prévue dans la région.

La croissance démographique et urbaine des rives Sud et Est devrait également accentuer les pressions sur les ressources en eau. En considérant les projections des Nations unies, la population des PSEM pourrait atteindre plus de 360 millions en 2030 contre 280 millions actuellement. Le taux d’urbanisation est en nette augmentation. Les 2/3 des Méditerranéens sont urbains et plus des 3/4 devraient l’être en 2030.

De multiples effets bénéfiques sur le développement

Les défis de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Méditerranée concernent l’amélioration de l’accès à l’eau potable et de sa qualité ainsi que la collecte et le traitement des eaux usées (domestiques et industrielles), la lutte contre les pollutions diffuses et l’adaptation de la gestion des ressources en eau aux impacts du changement climatique. Relever ces défis entraînerait d’importants effets bénéfiques sur le niveau d’éducation, notamment des filles, la santé et l’hygiène publiques, sachant qu’entre 1 et 5 % des décès sont imputables dans la région à des services insuffisants ou inadéquats dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. L’amélioration des services d’eau et d’assainissement dans la Région aurait également un impact économique important.

D’après le rapport GLAAS des Nations unies, un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement pourrait augmenter le PIB des PSEM de 2 à 7 % (OMS, 2010). Les investissements réalisés dans la distribution de l’eau potable rapporteraient ainsi 4 à 12 fois plus qu’ils ne coûtent. Un changement de paradigme basé sur une gouvernance plus efficace et une vision stratégique de l’allocation de l’eau à ses différents usages est nécessaire. Cette transformation structurelle, qui doit être menée parallèlement à une meilleure prise en compte des besoins des populations locales, nécessite un « renversement de l’architecture financière » selon les mots de Michel Camdessus.

1er guide bilingue du paysan africain écoresponsable

GUIDE DU PAYSAN AFRICAIN 2014-Page1Notre Institut est heureux de vous annoncer la parution du premier guide bilingue du paysan africain écoresponsable. Rédigé en français et en langue arabe, ce livret pédagogique de 16 pages est conçu comme un outil d’aide à la prévention des risques sanitaires et écologiques liés à la manipulation des produits phytopharmaceutiques.

Du stockage à l’application en passant par le décryptage des symboles de sécurité, l’ouvrage détaille les précautions à prendre sous forme de fiches pratiques riches en informations concrètes. Notre ambition, à travers cette publication, est de participer activement à la sensibilisation des agriculteurs africains en leur transmettant les clés d’un usage sécurisé de ces produits. Il n’y a pas de raison que l’Afrique soit la grande oubliée des politiques de prévention dans ce domaine.

Nous remercions nos partenaires, les sociétés NUFARM et RIVALE, pour leur précieux soutien qui nous a permis d’éditer ce premier numéro d’une collection d’ouvrages que nous souhaitons résolument tournés vers les acteurs de terrain.

10ème réunion des ministres de l’Agriculture du CIHEAM

CIHEAM 10ALGER- (APS) Les ministres de l’Agriculture des États membres du centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) ont souligné jeudi à l’issue de leur 10ème réunion tenue à Alger la nécessité d’encourager l’investissement et de développer le partenariat entre les secteurs public et privé et les entreprises nationales et étrangères, en vue un meilleur rendement agricole.

Les ministres ont insisté, dans les recommandations adoptées à la fin des travaux de cette réunion, sur la nécessité de soutenir l’agriculture familiale en vue d’améliorer l’accès à une nourriture décente, du point de vue quantité et qualité, d’encourager le développement local, de préserver les forêts et de coordonner les politiques régionales visant à consolider le rôle des zones de pêche.

Ils se sont engagés à mettre en oeuvre l’initiative du programme de voisinage européen pour le soutien de l’agriculture et du développement rural, lancé en 2012 et les accords régionaux, à travers la mise en place des normes liées au domaine phytosanitaire selon les caractéristiques de chaque pays, outre le soutien du réseau méditerranéen de l’agriculture organique relevant du CIHEAM. Les recommandations ont mis l’accent sur la nécessité d’encourager le réseau d’échange des données des marchés agricoles méditerranéens visant l’échange d’expériences en matière des banques de données nationales des marchés agricoles.

Par ailleurs, l’Union Européenne (UE) s’est engagée à développer les domaines de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que les zones rurales méditerranéennes, en soutenant les travaux de recherches et de coopération, outre l’exploitation du programme cadre de recherche "horizon 2020" et de l’initiative du programme de voisinage européen de soutien de l’agriculture et du développement rural. L’UE, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le CIHEAM examinent la possibilité d’établir un programme de coopération stratégique pour soutenir l’agriculture, l’alimentation et le développement rural durable dans le bassin méditerranéen.

De son côté, le CIHEAM s’est engagé à poursuivre ses efforts en matière de recherche, de dialogue et de coopération régionale dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et du développement rural à travers notamment la création de forums et d’une commission régionale ad hoc composée de hauts responsables et d’observatoires nationaux chargés du contrôle des marchés et de la sécurité alimentaire.

Les ministres de l’Agriculture des pays membres du CIHEAM ont examiné lors de cette réunion les questions de lutte contre la gaspillage alimentaire qui coûte à l’économie mondiale 750 milliards d’euros par an ainsi que la gestion des ressources (eau et terres).

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Abdelwahab Nouri, a affirmé "qu ’une action commune s’appuyant sur des règles scientifiques, est susceptible de rationaliser la consommation et de réduire le gaspillage alimentaire", annonçant le lancement de plusieurs projets pour l’amélioration de la production face au développement démographique que connaissent les pays du bassin méditerranéen.

Le CIHEAM avait tenu un colloque sur le développement rural en Méditerranée, sanctionné par une série de recommandations qui ont été soumises aux ministres de l’Agriculture des pays membres lors de cette réunion. Le CIHEAM est une organisation intergouvernementale créé en 1962 afin de promouvoir la coopération multilatérale en méditerranée dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, des territoires ruraux et de l’environnement dans le but de répondre aux besoins de développement dans la région. Elle regroupe 13 pays, en l’occurrence l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, le Liban, Malte, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Portugal, la Turquie et l’Albanie.

Les 4 piliers de la croissance agricole algérienne

Fouad chehat ok(Agence Ecofin) – « Avec le rythme de croissance démographique que connaît la population, les besoins alimentaires sont de plus en plus importants. Pour assurer une meilleure couverture de la demande, il est impératif d’agir sur l’amélioration des rendements de la production agricole », affirme Fouad Chehat .

Pour le directeur général de l’Institut national algérien de recherche agronomique (INRA) la réalisation de cet objectif doit reposer sur 4 piliers à savoir : une production locale intensifiée, la fabrication des intrants agricoles au niveau national, la mise en place d’une industrie algérienne de production des équipements agricoles et un usage plus grand de nouvelles techniques culturales.

Insistant sur ce dernier aspect, il s’est réjouit de ce que les jeunes investisseurs, toujours plus nombreux, adoptent désormais des méthodes de production modernes comme le système d’irrigation goutte à goutte ou les serres multi-chapelles. Et d’attribuer à ces méthodes l’augmentation des rendements enregistrés dans la production de certaines denrées notamment les céréales: « Avec une moyenne annuelle de production de près de 45 millions de quintaux au cours des cinq dernières années, les progrès sont indéniables » affirme-t-il. Au nombre des productions auxquelles il estime que la priorité devrait être accordée, il compte la pomme de terre, les fruits, le blé tendre, les viandes rouges et blanches et les produits maraîchers.

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