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10ème réunion des ministres de l’Agriculture du CIHEAM

CIHEAM 10ALGER- (APS) Les ministres de l’Agriculture des États membres du centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) ont souligné jeudi à l’issue de leur 10ème réunion tenue à Alger la nécessité d’encourager l’investissement et de développer le partenariat entre les secteurs public et privé et les entreprises nationales et étrangères, en vue un meilleur rendement agricole.

Les ministres ont insisté, dans les recommandations adoptées à la fin des travaux de cette réunion, sur la nécessité de soutenir l’agriculture familiale en vue d’améliorer l’accès à une nourriture décente, du point de vue quantité et qualité, d’encourager le développement local, de préserver les forêts et de coordonner les politiques régionales visant à consolider le rôle des zones de pêche.

Ils se sont engagés à mettre en oeuvre l’initiative du programme de voisinage européen pour le soutien de l’agriculture et du développement rural, lancé en 2012 et les accords régionaux, à travers la mise en place des normes liées au domaine phytosanitaire selon les caractéristiques de chaque pays, outre le soutien du réseau méditerranéen de l’agriculture organique relevant du CIHEAM. Les recommandations ont mis l’accent sur la nécessité d’encourager le réseau d’échange des données des marchés agricoles méditerranéens visant l’échange d’expériences en matière des banques de données nationales des marchés agricoles.

Par ailleurs, l’Union Européenne (UE) s’est engagée à développer les domaines de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que les zones rurales méditerranéennes, en soutenant les travaux de recherches et de coopération, outre l’exploitation du programme cadre de recherche "horizon 2020" et de l’initiative du programme de voisinage européen de soutien de l’agriculture et du développement rural. L’UE, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le CIHEAM examinent la possibilité d’établir un programme de coopération stratégique pour soutenir l’agriculture, l’alimentation et le développement rural durable dans le bassin méditerranéen.

De son côté, le CIHEAM s’est engagé à poursuivre ses efforts en matière de recherche, de dialogue et de coopération régionale dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et du développement rural à travers notamment la création de forums et d’une commission régionale ad hoc composée de hauts responsables et d’observatoires nationaux chargés du contrôle des marchés et de la sécurité alimentaire.

Les ministres de l’Agriculture des pays membres du CIHEAM ont examiné lors de cette réunion les questions de lutte contre la gaspillage alimentaire qui coûte à l’économie mondiale 750 milliards d’euros par an ainsi que la gestion des ressources (eau et terres).

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Abdelwahab Nouri, a affirmé "qu ’une action commune s’appuyant sur des règles scientifiques, est susceptible de rationaliser la consommation et de réduire le gaspillage alimentaire", annonçant le lancement de plusieurs projets pour l’amélioration de la production face au développement démographique que connaissent les pays du bassin méditerranéen.

Le CIHEAM avait tenu un colloque sur le développement rural en Méditerranée, sanctionné par une série de recommandations qui ont été soumises aux ministres de l’Agriculture des pays membres lors de cette réunion. Le CIHEAM est une organisation intergouvernementale créé en 1962 afin de promouvoir la coopération multilatérale en méditerranée dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, des territoires ruraux et de l’environnement dans le but de répondre aux besoins de développement dans la région. Elle regroupe 13 pays, en l’occurrence l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, le Liban, Malte, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Portugal, la Turquie et l’Albanie.

Les 4 piliers de la croissance agricole algérienne

Fouad chehat ok(Agence Ecofin) – « Avec le rythme de croissance démographique que connaît la population, les besoins alimentaires sont de plus en plus importants. Pour assurer une meilleure couverture de la demande, il est impératif d’agir sur l’amélioration des rendements de la production agricole », affirme Fouad Chehat .

Pour le directeur général de l’Institut national algérien de recherche agronomique (INRA) la réalisation de cet objectif doit reposer sur 4 piliers à savoir : une production locale intensifiée, la fabrication des intrants agricoles au niveau national, la mise en place d’une industrie algérienne de production des équipements agricoles et un usage plus grand de nouvelles techniques culturales.

Insistant sur ce dernier aspect, il s’est réjouit de ce que les jeunes investisseurs, toujours plus nombreux, adoptent désormais des méthodes de production modernes comme le système d’irrigation goutte à goutte ou les serres multi-chapelles. Et d’attribuer à ces méthodes l’augmentation des rendements enregistrés dans la production de certaines denrées notamment les céréales: « Avec une moyenne annuelle de production de près de 45 millions de quintaux au cours des cinq dernières années, les progrès sont indéniables » affirme-t-il. Au nombre des productions auxquelles il estime que la priorité devrait être accordée, il compte la pomme de terre, les fruits, le blé tendre, les viandes rouges et blanches et les produits maraîchers.

Les prix alimentaires mondiaux restent élevés mais stables

Stocks de sucre dans un entrepôt à Limeira, Etat de Sao Paulo (Brésil)

En décembre, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires avoisinait les 206,7 points,  un niveau quasiment inchangé par rapport au mois précédent, le fort renchérissement des produits laitiers et les prix élevés de la viande venant compenser le brusque repli des cours du sucre et la baisse des prix des céréales et des huiles.

Pour l’ensemble de l’année 2013, l’Indice a atteint en moyenne les 209,9 points – en recul de 1,6 pour cent par rapport à 2012 et nettement en-deçà du pic de 230,1 points de 2011, tout en demeurant le troisième niveau jamais enregistré (voir encadré).

L’abondance des disponibilités a pesé sur les cours internationaux des céréales (à l’exception du riz), des huiles et du sucre. Les valeurs des produits laitiers ont néanmoins atteint des niveaux record en 2013, au même titre que la viande.

"Le mois dernier, l’Indice FAO des prix alimentaires est demeuré élevé à mesure que la demande soutenue de certains aliments riches en protéines continuait à faire grimper les prix, neutralisant la chute des cours des principales cultures vivrières après les récoltes abondantes de l’an dernier", a indiqué l’économiste de la FAO Abdolreza Abbassian.

L’Indice de la FAO est un indice pondéré en fonction des échanges commerciaux qui évalue la variation mensuelle des prix de cinq catégories principales de denrées alimentaires sur les marchés mondiaux: céréales, produits laitiers, viande, sucre et huiles végétales.

Céréales et sucre en repli sous l’effet des bonnes récoltes

L’Indice FAO des prix des céréales avoisinait les 191,5 points en décembre, en recul de 2,8 points par rapport à novembre et le niveau mensuel le plus bas depuis août 2010. Les vastes disponibilités mondiales dues aux récoltes record de 2013 ont continué à exercer une pression sur les cours internationaux du blé et du maïs en particulier. En revanche, les prix du riz ont affiché une légère reprise en décembre.

Pour l’ensemble de 2013, l’Indice des prix céréaliers atteignait en moyenne 219,2 points, soit un fléchissement de 17 points, ou 7,2 pour cent, par rapport à 2012.

L’Indice FAO des prix du sucre atteignait en moyenne 234,9 points en décembre, un fort repli de 15,8 points par rapport à novembre. C’est la troisième baisse mensuelle consécutive qui s’explique par la récolte de canne à sucre au Brésil – premier producteur et exportateur mondial de sucre – qui a dépassé toutes les prévisions. Une production record en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de sucre, ainsi que les bonnes récoltes enregistrées en Chine sont venues exacerber la pression à la baisse sur les cours internationaux.

Record des prix des produits laitiers et de la viande

En 2013, les prix du sucre ont fléchi de 18 pour cent par rapport à ceux de 2012. En revanche, les prix des produits laitiers ont affiché une hausse, tant pour décembre que pour l’ensemble de l’année 2013.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers avoisinait les 264,6 points en décembre, en hausse de 13,2 points par rapport à novembre. La demande de lait en poudre, notamment en Chine, demeure soutenue, et l’industrie de transformation de l’hémisphère sud privilégie ce produit plutôt que le beurre et le fromage.

Durant 2013, l’indice des produits laitiers avoisinait les 243 points – son niveau annuel le plus élevé depuis sa création.  

L’Indice FAO des prix de la viande s’est établi à 188,1 points en décembre, légèrement supérieur à celui de novembre. Les prix de la viande bovine et porcine se sont raffermis: la demande de la Chine et du Japon s’est traduite par une constante augmentation des prix du bœuf depuis juin dernier. Les prix de la volaille sont demeurés stables, tandis que ceux de la viande ovine ont reculé. Malgré tout, l’Indice pour 2013 est resté historiquement élevé, nettement supérieur aux niveaux d’avant 2011.

Chute des prix des huiles végétales

L’Indice FAO des huiles végétales s’établissait en moyenne à 196 points en décembre, en recul de 2,5 points par rapport à novembre.

L’Indice de 2013 a atteint 193 points – nettement en-deçà de la moyenne de 2012 de 224 points – l’huile de palme tombant à son plus bas niveau en 4 ans.

Au Sénégal, le projet d’appui aux filières agricoles donne de bons résultats

agriculture Senegal(Agence Ecofin) – A la fin de l’année 2013, le Projet sénégalais d’appui aux filières agricoles (PAFA), affiche de bons résultats. Avec 90% de taux d’exécution et 87% taux de décaissement pour le compte de l’exercice 2013, le projet maintient la dynamique qui lui a permis depuis 3 ans d’améliorer le sort de 17 834 ménages vulnérables.

Revenant, dans un document transmis à l’Agence de presse sénégalaise, sur les acquis du projet pour l’année 2013, les dirigeants du PAFA indiquent les résultats obtenus dans l’amélioration des rendements de denrées tels que le mil, le sorgho ou encore le maïs. Ainsi, la production de mil dans la région de Diourbel a augmenté de 494 kilogramme par hectare en un an, passant de 1140 kg/ha en 2012 à 1634 kg/ha en 2013 tandis que dans la région de Koalack, ce sont les rendements du maïs qui enregistrent une hausse de plus de 1000 kg/ha.

Outre, la production, dont les résultats sont à attribuer à l’usage de semences certifiées, de bons engrais et de bonnes pratiques de culture, le volet de la commercialisation a connu des progrès. En effet, grâce à la mise en place de contrats commerciaux entre les organisations de producteurs et les opérateurs de marchés, les prix au producteur des denrées ont connu une envolée notable. A titre d’exemple : l’hectare du mil a généré en moyenne 80 970 Francs CFA contre 12 500 Francs CFA auparavant, tandis que le sésame récolté sur la même superficie générait 170 000 Francs CFA contre 69 500 Francs CFA par le passé.

Face à ces résultats, les responsables du projet entendent placer l’année 2014 sous le signe de la consolidation des acquis de 2013.

Le projet, qui court encore jusqu’en 2017, bénéficie d’un financement légèrement supérieur à 13 milliards francs CFA qui lui provient du FIDA, de l’OFID et l’Etat sénégalais.

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