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Technologie et agriculture : pour une production plus durable

europagriAlors que l’agriculture fait face à de nombreux défis, du changement climatique à l’augmentation de la demande alimentaire dans le monde, les avancées technologiques peuvent représenter des solutions intéressantes.

Au début du mois, le Parlement a adopté un rapport autour de la technologie et de l’agriculture, soulignant le rôle clé de l’innovation pour une production durable. Nous avons rencontré Anthea McIntyre, députée conservatrice britannique en charge du dossier au Parlement.
Lors de notre entretien diffusé en direct sur les plates-formes Facebook et Periscope, la députée Anthea McIntyre a évoqué les nombreuses opportunités que la technologie pouvait offrir à tous les types d’exploitations agricoles et d’élevage. « Il est essentiel de faire en sorte que l’ensemble des agriculteurs puissent bénéficier de ces innovations », a-t-elle expliqué.
Les avancées technologiques dans le domaine de l’agriculture soulèvent pourtant certaines craintes. Anthea McIntyre préconise à ce sujet un débat plus large autour des techniques disponibles et de leurs risques et bénéfices potentiels. « De nombreuses techniques pourraient être mieux accueillies si leur utilité était mieux comprise », a-t-elle souligné.

Agriculture et science : vers une meilleure coopération

La députée a souligné l’importance de la coopération entre scientifiques et agriculteurs : « Je souhaite que ces derniers soient impliqués dans la création, qu’ils bénéficient de la technologie mais aussi qu’ils montrent la voie à suivre en identifiant les problèmes qu’ils rencontrent », a déclaré Anthea McIntyre. « Tout ne se passe pas dans un laboratoire ».
Le texte adopté lors de la session plénière de juin identifie plusieurs domaines où la recherche devrait être encouragée et soutenue, par exemple en matière de reproduction et de sélection des plantes. « Ces techniques ont déjà sauvé un pays de la taille de la Lettonie. Nous pouvons produire plus avec moins de terres et ainsi ne pas détruire notre biodiversité ».

Mieux gérer les ressources en eau

La rapporteur a également souligné l’importance d’une meilleure gestion de l’eau. « L’agriculture utilise 70 % des ressources en eau douce mondiales. La première chose à faire est d’améliorer la production des cultures, mais aussi de se pencher sur la précision des techniques d’irrigation ».

Cliquez ici pour voir la vidéo

Source : Parlement Européen

Les effets du changement climatique sur les systèmes agricoles

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Maghreb-Moyen-Orient : accroissement de la dépendance aux importations agricoles

picture_client_format_2_3a9856Ce « point-chaud » climatique importe aujourd’hui 40 % des denrées nécessaires à son alimentation. Une dépendance alimentaire qui s’accentuerait dans les années à venir si les effets du changement climatique ne sont pas contenus.
Les résultats de cette étude, menée par l’INRA pour le compte de Pluriagri*, ont été présentés à Paris le 28 octobre 2015. En 50 ans, la population de la région Afrique du Nord – Moyen-Orient est multipliée par 3,5 pendant que le régime alimentaire évolue pour s’occidentaliser. Sous ces effets conjugués, la demande en produits agricoles est multipliée par six, celle en produits végétaux est multipliée par huit directement les besoins de l’alimentation animale et par six pour la frange destinée à l’alimentation humaine.
Dans le même temps, avec des différences marquées selon les pays de la région, la production céréalière, majoritaire, quadruple mais reste en deçà de la demande. La région est aujourd’hui l’une des plus dépendantes au monde pour son approvisionnement en céréales. Quant aux productions animales, elles quintuplent en l’espace de 50 ans, avec des mutations : si la production de lait garde son importance, l’élevage extensif de petits ruminants régresse tandis que les élevages intensifs de volailles progressent. La région est aride, peu de terres sont cultivables. Aujourd’hui 34 % des terres sont irriguées, la limite des disponibilités en eau est atteinte. La dépendance aux importations est ainsi passée de 10 à 40 % en 50 ans avec un recours aux fournisseurs historiques Européens et Nord-Américains du Nord qui s’élargira à d’autres pays tels que l’Amérique du Sud pour les oléoprotéagineux et les pays de l’ex-URSS pour les céréales. La région est en revanche exportatrice de fruits et légumes.

(*) Pluriagri est une association formée par des acteurs des grandes cultures (Avril, Confédération des planteurs de Betteraves, Unigrains) et par le Crédit Agricole SA pour mener des études prospectives sur les marchés ou les politiques publiques

Le blé, enjeux géopolitiques et diplomatie économique

FOND EMAILINGL’Association Générale des Producteurs de Blé (AGPB) et l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) ont le plaisir de vous inviter au colloque international « Le blé, enjeux géopolitiques et diplomatie économique » qui se tiendra le 18 juin 2015, de 9H à 13H30 au sein de l’Espace de conférences de l’IRIS.
Le blé comme enjeu géopolitique et instrument de la diplomatie économique mise en œuvre par la France sera au centre des réflexions et des débats qui rythmeront ce colloque. Pour ce faire, des personnalités françaises et étrangères de haut niveau, experts indépendants, universitaires et hauts fonctionnaires, confronteront leurs perceptions et leurs points de vue sur le sujet et débattront avec le public.
Thèmes des tables rondes : Pourquoi une géopolitique du blé ? ; Le blé, au cœur des enjeux de pouvoir ; Le blé, un atout pour la France; Géopolitique du blé : réflexions de prospective stratégique. Un cocktail déjeunatoire est organisé à l’issue du colloque.

 

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